Matériel de Camping

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Quelle douche de camping choisir ?

Douche solaire, à pression ou électrique : ce que chacune demande sur place, combien d'eau il faut vraiment, et où vider l'eau savonneuse.

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Avant la question du modèle vient une question plus embarrassante : en avez-vous besoin ? Sur un camping classé, les blocs sanitaires ont de l’eau chaude, et une douche portable y fait double emploi. Elle prend son sens ailleurs — en bivouac, en van, sur un terrain sans installation, ou simplement pour rincer le sable et la boue sur l’emplacement sans traverser le camping en serviette. Si c’est bien votre cas, trois familles existent : le sac solaire, la douche à pression manuelle et la pompe électrique. Le critère qui les départage n’est pas le débit, c’est ce que chacune exige sur place : un point d’accrochage en hauteur, un coup de pompe, ou une batterie.

Le sac solaire

Une poche souple de dix à vingt litres, noire ou sombre, qu’on remplit le matin et qu’on laisse au soleil. L’eau chauffe par absorption, le débit vient de la gravité : il faut donc suspendre le sac plus haut que la tête, à une branche, à une barre de toit ou au portique prévu pour.

Ses qualités sont réelles : rien à acheter en énergie, aucune pièce mécanique, un encombrement nul une fois vide. Ses limites le sont autant. Il faut plusieurs heures de plein soleil pour arriver à une température agréable, et le sac ne conserve rien : posé à l’ombre, il retombe vers la température ambiante. La température ne se règle pas non plus — on obtient ce que le soleil a donné, ce qui par grand beau temps peut monter très haut. Vérifiez toujours à la main avant de rincer un enfant.

Reste le détail que personne n’anticipe : dix litres pèsent dix kilos, et il faut les hisser en hauteur, pleins, à bout de bras. Sur un terrain sans arbre ni véhicule, c’est simplement infaisable.

La douche à pression manuelle

Un réservoir rigide d’une dizaine de litres, qu’on met sous pression avec une pompe intégrée, comme un pulvérisateur de jardin. Quelques dizaines de coups donnent un jet régulier pendant plusieurs minutes, sans rien à suspendre et sans dépendre du soleil.

C’est la solution la plus indépendante du terrain : elle fonctionne à l’ombre, sous les arbres, à l’intérieur d’une cabine, posée au sol. En contrepartie, l’eau est celle qu’on y met — froide, sauf à la chauffer séparément. Le réservoir rigide prend de la place dans le coffre même vide, et la pression retombe à mesure que le niveau baisse : il faut repomper en cours de route.

La pompe électrique

Une petite pompe immergée qu’on plonge dans un seau, un jerrican ou même un lac, reliée à un pommeau et alimentée par une batterie rechargeable ou par la prise 12 V du véhicule. Le débit est constant, rien à hisser, rien à pomper, et le volume disponible n’est plus celui d’un réservoir mais celui du récipient qu’on a sous la main.

C’est le choix qui a le plus de sens en camping-car, en van aménagé, ou pour une famille qui s’en sert tous les jours. Le prix à payer est une pièce électrique de plus : une autonomie à surveiller, un câble à ranger, et un appareil qui peut tomber en panne là où un sac de plastique noir n’a rien à casser.

TypeEau chaudeCe qu’il faut sur placePour qui
Sac solaireOui, après plusieurs heures de plein soleilUn point d’accrochage en hauteurVan, bivouac d’été, plage
Pression manuelleNon, sauf eau chauffée à partRien du toutRandonnée, van, rinçage rapide
Pompe électriqueNon, sauf eau chauffée à partUne batterie et un récipientCamping-car, famille, usage quotidien

Dix litres, et pourquoi c’est assez

Une douche de salle de bains consomme plusieurs dizaines de litres, parce que l’eau coule sans interruption du début à la fin. En camping, la méthode change et le chiffre s’effondre : on mouille, on coupe, on savonne, on rince. Dix litres suffisent alors largement à une personne, et couvrent souvent deux adultes.

Les mêmes dix litres disparaissent en moins d’une minute si le jet reste ouvert pendant le savonnage. C’est pour cette raison que la contenance du réservoir est un mauvais critère d’achat : ce qui décide de l’autonomie, c’est la présence d’un bouton de coupure sur le pommeau lui-même, à portée de pouce. Un modèle qui oblige à revenir au robinet du réservoir pour couper l’eau sera, en pratique, toujours laissé ouvert.

Chauffer l’eau sans compter sur le soleil

La méthode la plus fiable ne dépend d’aucun matériel spécialisé : faire chauffer deux à trois litres sur le réchaud et les mélanger à de l’eau froide dans le réservoir. Le mélange donne une température réglable, immédiate et indépendante de la météo — un avantage réel en avril ou en octobre, quand le sac solaire ne sert plus à rien. Les critères de choix du brûleur sont dans quel réchaud choisir pour le camping.

Deux précautions valent d’être dites. L’eau bouillante versée directement dans une poche souple peut la déformer ; on mélange dans un seau, ou on verse l’eau chaude sur un fond d’eau froide. Et la température se vérifie au coude ou à la main avant de la diriger sur quelqu’un, toujours.

Où part l’eau, la contrainte que personne ne lit

C’est le point qui décide de l’usage réel, et il ne figure sur aucun emballage. Sur un camping, l’eau savonneuse ne se vide pas sur l’emplacement : la plupart des règlements intérieurs l’interdisent et indiquent un point de vidange prévu pour. Se doucher sur sa parcelle et laisser partir l’eau dans l’herbe est, à peu près partout, une infraction au règlement — le genre de détail qui se vérifie au même moment que les autres, dans comment choisir son camping.

En pleine nature, la règle est plus simple à énoncer et plus facile à enfreindre : l’eau savonneuse ne va ni dans un cours d’eau, ni juste à côté. On s’éloigne franchement du point d’eau, on utilise très peu de savon, et on laisse la terre faire le travail. Un savon dit biodégradable se dégrade dans le sol, pas dans l’eau : le mot décrit sa décomposition, pas une autorisation à finir dans un ruisseau. Le même raisonnement gouverne le reste de l’hygiène en autonomie, développé dans la liste de matériel pour un bivouac.

Faut-il une cabine

La cabine pop-up — une tente étroite et haute, sans plancher — répond à une question d’intimité que le matériel de douche ne règle pas. Elle sert accessoirement de cabine de change et, avec un seau, de coin toilettes, ce qui en fait l’accessoire le plus polyvalent de la catégorie.

Elle a le défaut de sa forme : haute, légère, sans poids au sol, elle prend le vent comme une voile et demande d’être haubanée sérieusement dès qu’il souffle. Et pliée, elle occupe un disque rigide qui ne se range à plat nulle part. Beaucoup s’en passent très bien avec un maillot de bain, la portière d’un van ou une bâche tendue entre deux arbres.

Le modèle qu’on n’achète pas

Si le besoin réel est de rincer du sable sur des enfants avant de les faire entrer dans la tente, la réponse n’est pas un système de douche : c’est un jerrican de cinq litres laissé au soleil et une bassine. Cela règle le problème pour le prix du jerrican, et cela ne prend la place de rien — une bassine servant par ailleurs à la vaisselle, au trempage du linge et au rangement du petit matériel, comme le rappelle la liste des équipements du camping en famille.

La question à se poser avant d’acheter n’est donc pas « quelle douche », mais « combien de fois par séjour ». Une fois ou deux, sur un camping équipé : rien du tout. Tous les jours, en van ou en bivouac : là, le choix entre les trois familles ci-dessus commence à mériter le temps qu’on y passe.

Questions fréquentes

A-t-on besoin d'une douche de camping quand le camping a des sanitaires ?
En général, non. Un camping classé dispose de blocs sanitaires avec eau chaude, et une douche portable y fait double emploi. Elle devient utile pour autre chose : rincer le sable, la boue ou le sel sur l'emplacement sans traverser tout le camping, et surtout pour le bivouac, le van et les terrains sans installation, où il n'y a rien d'autre.
Combien de litres faut-il pour une douche de camping ?
Dix litres suffisent à une personne si l'eau ne coule que deux fois : mouiller, couper, savonner, rincer. Les mêmes dix litres partent en moins d'une minute si le jet reste ouvert pendant le savonnage. La contenance du réservoir compte donc beaucoup moins que l'habitude de fermer le robinet, et c'est ce qui permet à un sac de dix litres de couvrir deux personnes.
Une douche solaire chauffe-t-elle vraiment l'eau ?
Oui, mais seulement au soleil direct et pas en quelques minutes : il faut plusieurs heures de plein soleil, et un sac posé à l'ombre ou sous un ciel couvert reste à la température ambiante. Par grand soleil, l'eau peut au contraire devenir brûlante — vérifiez toujours la température à la main avant de rincer un enfant.
Peut-on vider l'eau savonneuse sur l'emplacement ?
Presque jamais : la plupart des règlements intérieurs l'interdisent et prévoient un point de vidange. En pleine nature, l'eau savonneuse ne se jette ni dans un cours d'eau ni à côté, mais loin des points d'eau, et en petite quantité. Un savon biodégradable se dégrade dans la terre, pas dans l'eau : le mot ne l'autorise pas à finir dans un ruisseau.